En principe, sur le plan strictement légal, assurer un prêt n’est pas obligatoire.
Dans les faits, l’assurance emprunteur est une "institution" car la question ne se pose même pas. Il est difficilement concevable qu’une banque nous prête une somme importante si elle n’a pas la certitude que le capital mis à notre disposition lui sera remboursé en cas de problème de santé nous mettant dans l’impossibilité d’honorer les échéances de prêt.
Ceci est particulièrement valable pour les garanties Décès/PTIA.
Aussi, la banque étant bénéficiaire du Capital Décès, l’assurance est tenue de prévenir la banque en cas de non paiement des cotisations par l’assuré.
Les garanties ITT/IPT, bien que majoritairement demandées, présentent un caractère moins obligatoire, notamment en cas d’emprunt dans le cadre d’un investissement locatif car la banque peut estimer avoir suffisamment de garanties avec le Capital Décès et les loyers.
La garantie chômage quant à elle fait réellement office d’option.
Si l’emprunt est contracté par une seule personne, cette dernière doit se couvrir à hauteur de 100% du capital emprunté.
S’il y a plusieurs co-emprunteurs (couples, achat en indivision ou dans le cadre d’une SCI), la part couverte par chacun (quotité) dépendra des exigences de l’établissement emprunteur.
Toutefois, la logique veut que les quotités respectives soient en adéquation avec la capacité contributrice de chacun dans le cadre d’un couple, afin que la personne qui a les revenus les plus importants s’assure en conséquence.
La quotité est aussi fonction des parts détenues, dans le cadre d’un achat en indivision ou d’une SCI.
Dans tous les cas, l'emprunteur devra se soumettre aux exigences de la banque en ce qui concerne les quotités.